Biographie en détail Lars Ulrich Lars Ulrich

En quelques mots

Lars Ulrich

Lars Ulrich

Fondateur de Metallica en 1981 avec James Hetfield, Lars Ulrich prend les affaires du groupe en mains de A à Z. Portrait sur l'unique Européen et businessman du groupe.

Nom : Ulrich, Lars
Né le : 26 décembre 1963
Né à : Gentofte (DANEMARK)
Taille : 1,70 m
Poids : 59 kg
Yeux : verts
Cheveux : châtains
Statut : divorcé, deux enfants
Instrument : batterie

Un peu d'histoire...

Lars est né dans la proche banlieue de Copenhague d'un père tennisman professionnel (qui a même fait Roland Garros !) et d'une mère photographe (décédée en avril 98). 1973 est l'année où le petit Lars découvre le rock, en assistant à un concert de Deep Purple dans la capitale danoise. En voyant Ian Paice c'est la révélation ! Le premier album qu'il achète est "Fireball" et quelques années plus tard ses grands-parents lui offrent une batterie à Noël. A cette époque, Lars, jeune homme extraverti, est encore partagé entre une carrière sportive (il tape la petite balle jaune comme son père) et sa passion pour le hard-rock (Kiss ou Ritchie Blackmore seront harcelés par le Danois lors de leurs passages à Copenhague).

En 1980, sous l'impulsion de son père Torben, la famille Ulrich déménage pour la Californie, à Newport Beach. En fait, le tennisman voulait que Lars s'entraîne dans les meilleurs clubs de Los Angeles. Mais peine perdue puisque son intérêt pour le rock l'emporte sur celui du sport : ami d'un disquaire nommé Ken Anthony, Lars collectionne les maquettes ou les disques d'une multitude de nouveaux groupes européens. De Trespass à Holocaust, en passant par Sweet Savage ou Samson, Lars écoute tous les imports de la NWOBHM. Il découvre également Diamond Head avec son single de "Shoot Out The Lights" / "Helpless". Et c'est avec "It's Electric" (sur la compilation "Brute Force") qu'il devient un fan absolu. Au début de l'année 1981, Lars cherche à s'associer avec différents musiciens. Il rencontre d'abord les guitaristes Lloyd Grant et Jeff Warner (avec qui il reprend du Saxon), Kurt Van Der Hoof (à San Francisco). En mai, le Danois fait publier une annonce dans le journal musical "Recycler" où il dit rechercher des musiciens influencés comme lui par le hard-rock européen tel Diamond Head, Saxon ou Iron Maiden. C'est ainsi qu'il fait la rencontre de James Hetfield par le biais d'un certain Hugh Tanner. L'expérience n'est pas concluante pour ces derniers et Lars se perfectionnera en prenant des cours de batterie.

Durant l'été 1981, Lars se rend à Londres pour assister au concert de Diamond Head au Woolwich Odeon. Sa passion pour le groupe est telle qu'elle ne passera pas inaperçue auprès de son leader, le chanteur Sean Harris : Lars est alors invité à le suivre lui et le groupe pendant un mois ou deux. Cette expérience lui permet de faire ses premiers pas sur le marché du rock. Durant cette période, Lars côtoie également Motörhead (qui enregistre alors "Ace Of Spades"), Iron Maiden ou Mercyful Fate et complète sa collection de disques. De cet enrichissant voyage en Europe, Lars revient plus déterminé que jamais à former un groupe. Son ami Brian Slagel (responsable du fanzine "New Heavy Metal Revue") prévoit alors de sortir une compilation réunissant les meilleurs groupes de la scène métal montante sur son nouveau label "Metal Blade Records". Lars pourra y figurer s'il a un groupe (et un titre) bien entendu. Le batteur recontacte ainsi James Hetfield qui est très intéressé par la perspective de figurer sur la compilation. Les deux hommes s'installent dès lors dans le local de Ron McGovney, un ami bassiste de James. Tous trois décident de reprendre "Hit The Lights", un titre composé sous l'ancienne formation de James, Leather Charm. C'est Lars qui trouvera un nom au nouveau groupe en utilisant l'un des deux titres sur lesquels hésitait son ami Ron Quintana. Pour baptiser son fanzine, il avait le choix entre "Metallica" et "Metal Mania" : Lars conseillera malicieusement le second... pour mieux s'approprier l'autre ! Quant à James, il ébauche le logo avec le "M" et le "A" crochus. Quelques guitaristes sont testés (Lloyd Grant est même rappelé) jusqu'à ce que le line-up se stabilise avec l'arrivée de Dave Mustaine. Celui-ci rajoute ses solos sur "Hit The Lights" et la compilation "Metal Massacre" sort à l'été 82. Metallica est en marche...

En 2001, lorsque James entre en cure, ce dernier décide d'appliquer au groupe de nouvelles règles de travail. Initiative qui ne plait guère à Lars qui ne supporte pas ce comportement. Il y aura au cours de cette période de nombreuses tensions entre le batteur et le guitariste, mais après avoir fait les concessions nécessaires, tout rentrer dans l'ordre et le groupe pourra continuer l'enregistrement de St Anger. Cela laisse transparaître de la part de Lars un leadership évident, et ce, aujourd'hui encore. Lars est le membre de Metallica qui prend toujours la parole au nom du groupe, cf. l'affaire Napster. En effet, en 2000 Metallica a découvert qu’un extrait de leur chanson « I Disappear » passait en radio alors qu’elle était supposée sortir sous peu pour la bande-originale du film « Mission Impossible 2 ». Les avocats du groupe ont alors entreprit des recherches et constaté que la fuite venait du site de téléchargement Napster, et également que le catalogue entier de Metallica y figurait en téléchargement gratuit. Le groupe (dont Lars s’est fait le porte-parole devant les médias) a alors engagé des poursuites judiciaires contre Napster, et c’est ainsi qu’un vacarme médiatique a éclaté autour du groupe, faisant passer Lars, mais aussi les autres membres du groupe pour des millionnaires empêcheurs de tourner en rond. « C’est le truc qui était bizarre avec toute cette histoire Napster. 9 personnes sur 10 disaient « Tout ça pour quoi ? Pour l’argent. » Allez vous faire voir, ça n’avait rien à voir avec l’argent. C’était pour le contrôle. L’été de 83, on mangeait des salades à 2,99 dollars au Burger King. L’argent n’avait aucune importance. L’argent était juste un élément pratique. […] Je n’ai aucun lien affectif avec lui. Et voilà que je deviens le batteur danois avare, juste à cause de cette affaire Napster. […] Je donnerais tout ce que je veux gratuitement. Mais c’est moi qui décide de quand, où et comment.». Lars a d’ailleurs fait une apparition dans un épisode de South Park, passant encore plus pour une rockstar capricieuse auprès du grand public. Il est aujourd’hui le premier à prôner l’utilisation de toutes les plateformes de partage sur le Net, et a également évoqué la possibilité d'un album exclusivement distribué via Internet.

Lars n'en reste pas moins un personnage autant aimé que détesté parmi les fans, et la diffusion du film Some Kind Of Monster n'a fait qu'accentuer cette perception du personnage ! Il est pourtant le seul membre à venir de sa propre initiative vers les fans.

Les infos du Metclub

Dans son garage : Porsche, Chevy Blazer, Range Rover, Saab.
Dans son assiette : Tacco Bell (fast-food texmex), fromage, mayonnaise, cuisine française.
Dans son verre : Corrs Light, Bombay Sapphire Martinis.
Sports : Football.
Equipes de sport : San Jose Sharks, San Francisco 49ers, Tampa Bay Buccaneers.
Films préférés : Citizen Kane, Midnight Express, Le Parrain II, Scarface, Les Affranchis.
Héros avoués : Guillermo Vilas (champion de tennis argentin), Ritchie Blackmore, Ace Frehley.
Premières années : livreur de journaux, employé dans une station service.
Premier concert : Deep Purple, 1973, Copenhague.
Influences : Diamond Head, Motörhead, Deep Purple.
Groupes avant Metallica : aucun.
Se décrit lui-même comme : prévoyant, obstiné, spontané, sarcastique, bavard, idiot, criard, frappadingue.

Les infos du Whipping

Hobbies : Lars déclare aimer la musique avec un grand "M". Mais aussi : tennis (avec John McEnroe ou Guillermo Villas), surf (à Hawaii), plongée sous-marine (aux Bahamas), ski et jogging (et les promenades avec sa femme) ; cinéma (Lars caresse le rêve de devenir acteur - "mauvais, comme pas mal de musiciens rock" ou réalisateur) ; mode ; art (Paris et ses nombreux musées - on raconte même qu'il collectionne des peintures du célèbre Bernard Buffet) ; musique (il possède une collection de disques et de compacts d'environ 3 à 4 000 pièces).

Musique (entre 1995 & 99) : Alice In Chains, Black Grape, Bob Marley, C.O.C., Diamond Head, Mercyful Fate, Nine Inch Nails, Oasis, PJ Harvey, Soundgarden, Thin Lizzy, Warrior Soul.
"On peut éprouver de l'admiration toute sa vie pour certains artistes comme Mötorhead, Thin Lizzy ou Diamond Head, mais à l'heure actuelle j'écoute plutôt Oasis ou U2. Je possède un magnifique juke box et j'y ai mis mes albums préférés depuis vingt ans. Lorsque je reçois des amis, ils ont droit à tout Black Sabbath jusqu'à Diamond Head, en passant aussi par Peter Gabriel, ZZ Top, ou encore de vieux Sweet ou Slade. Il y a toutes sortes de disques étranges." [1995]

Signes particuliers : Lars aime beaucoup la France et pas seulement pour sa gastronomie ! "Je viens souvent en France. Ce qui est bien quand j'y suis c'est que je peux me perdre dans la foule et rester très anonyme. Je viens à Paris sans même que ma maison de disques sache que je suis là, ce qui est une bonne chose, car j'évite ainsi de donner des interviews ! Mais si vous voyez quelqu'un qui marche dans la rue et qui ressemble à Lars, il est possible que ce soit lui. J'aime être ici et je viens souvent." (Lars y possède même un appartement).
Lars cite également Copenhague parmi ses villes préférées. En 1997, il était venu spéciallement faire don d'un de ses kits de batterie au Hard Rock Café local.
Sur un plan plus professionnel, Lars a fondé en 1998 son propre label nommé "TCR" (pour "The Record Company") en compagnie de l'ancien Tour Manager de Metallica, Tim Duffy. L'entreprise est basée à Los Angeles et est distribuée par le propre label du groupe, Elektra. "Je décide personnellement des signatures, selon le potentiel commercial de ces albums" dixit Lars. Dans son écurie, les groupes : DDT, Gaudie et Systematic.

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